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Lors d’une
prise de vue, le photographe peut ajuster 4 paramètres pour
composer et contrôler l’exposition de son image :
la focale et l’ouverture sur l’objectif, la vitesse d’obturation et la sensibilité du capteur
sur le
boitier.
En fonction des réglages, il est possible de figer une action
rapide, d’isoler un sujet (arrière-plan flou), de
photographier un paysage avec une grande zone de netteté en
pleine journée ou de nuit (pose longue).
Petit tour
d’horizon des notions techniques à connaitre avant
d’acquérir un
reflex.
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Le
boitier reflex est constitué d’un obturateur : un
mécanisme à rideaux qui recouvre le capteur lorsqu’il
est au repos. Ce rideau s’ouvre à une vitesse + ou –
rapide de manière à exposer plus ou moins longtemps le
capteur à la lumière. Plus la vitesse d’obturation
est rapide, et moins le capteur reçoit de lumière. Sur
un reflex, la vitesse d’obturation est réglable de
1/8000 à 30 secondes par paliers d’1/2 ou 1/3.
Les
valeurs normalisées sont : 1/8000, 1/6400, 1/5000,
1/4000, 1/3200, 1/2500, 1/2000, 1/1600, 1/1250, 1/1000, 1/800,
1/640, 1/500, 1/400, 1/320, 1/250, 1/200, 1/160, 1/125, 1/100, 1/80,
1/60, 1/50, 1/40, 1/30, 1/25.
Et pour les poses longues (trépied
obligatoire) : 1/20, 1/15, 1/13, 1/10, 1/8, 1/6, 1/5, 1/4, 0″3
(0.3 sec), 0″4, 0″5, 0″6, 0″8, 1″,
1″3, 1″6, 2″, 2″5, 3″2, 4″, 5″,
6″, 8″, 10″, 13″, 15″, 20″, 25″,
et 30″.
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À
retenir : La
vitesse d’obturation permet de figer un sujet en mouvement
(vitesse supérieure à 1/500) ou de créer un
flou de mouvement. Sans trépied ni stabilisateur d’image,
la vitesse d’obturation doit toujours être égale
au minimum à l’inverse de la focale utilisée
pour éviter un flou de bougé provoqué par les
mouvements du photographe. Exemple : avec un objectif de 200mm,
la vitesse minimale à main levée doit être de
1/200. L’utilisation d’une vitesse lente (une ou
plusieurs secondes) avec un trépied permet d’obtenir
une grande profondeur de champ sans augmenter la sensibilité
ISO.
- Une
vitesse d’obturation élevée (1/1600) permet
de figer le mouvement
|
- Une
vitesse lente (pose longue, 9 secondes) permet d'obtenir une
image dynamique.
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L’ouverture
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L’objectif
est constitué d’un diaphragme : il s’agit en
gros d’une bague mécanique dont le diamètre
varie pour laisser entrer + ou – la lumière. Quand on
parle d’ouverture, on parle donc de l’ouverture du
diaphragme. L’ouverture maximale d’un objectif est
déterminée par le diamètre de la lentille
frontale et par la focale selon la formule Ouverture
= focale /diamètre lentille frontale.
Ainsi un objectif Canon de 200 mm avec un diamètre de
72 mm a une ouverture de 200/72 = 2,77, et l’objectif
Canon 200mm L a effectivement une ouverture de f/2.8. Ceci explique
que sur la plupart des objectifs à focale variable
l’ouverture est flottante : un Canon 70-300
f/4.5-5.6 a
ainsi une ouverture de f/4.5
à 70mm et
une ouverture de f/5.6
à 300mm.
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Les
objectifs haut de gamme à focales variables proposent une
ouverture constante quelle que soit la focale utilisée (en
fermant le diaphragme en position grand-angle). Exemple sur un Canon
70-200 f/2.8 : le diamètre de la lentille frontale est
de 77 mm, ce qui donnerait une ouverture maximale théorique
de 200/77 = 2.59 à 200 mm et de 70/77=0.90 à
70 mm. Pour obtenir une ouverture constante de f/2.8, le
constructeur n’utilise que 25 mm (70/2.8) du diamètre
de la lentille frontale à la focale 70mm, 48 mm de
diamètre (135/2.8) à la focale 135mm, etc. Une
technologie complexe et couteuse, mais qui offre au photographe une
grande souplesse d’utilisation.
Une grande
ouverture (f/2.8) provoque une faible profondeur de champ
|
Une petite
ouverture (f/16) provoque une grande profondeur de champ
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f/1.2,
f/1.4, f/1.8, f/2, f2.8, f/3.5, f/4, f/4.5, f5.6, f/6.3, f/8, f/9,
f/11, f/13, f/16, f/18, f/20, f/22.
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À
retenir : Le
choix de l’ouverture a une incidence directe sur la profondeur
de champ (voir plus bas). On choisit donc son ouverture en fonction
de la zone de netteté que l’on souhaite obtenir, et en
fonction de la luminosité de la scène à
photographier.
Si une grande zone de netteté est
indispensable, mais qu’il y a peu de lumière (nuit), la
seule solution est de fixer votre matériel sur un trépied
et d’utiliser la pause longue (l’obturateur reste ouvert
plusieurs secondes).
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La
sensibilité ISO
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C’est
la capacité du boitier à être sensible à
la lumière. Une montée en ISO importante (3200 ou
6400) et performante permet de photographier en intérieur
sans flash. En photographie sportive ou animalière, c’est
un critère primordial.
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Entre
chaque sensibilité ISO, il y a un facteur multiplicateur qui
est en général double. Les valeurs courantes sont :
100, 200, 400, 800, 1600, 3200, 6400, 12800.
Cependant la
plupart des boitiers proposent
des valeurs intermédiaires : 320, 640, 1250, 2000, 2500,
4000, 5000, 8000.
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Pour
comprendre le fonctionnement de la sensibilité ISO, il faut
savoir que le capteur de votre reflex à une sensibilité
de base : 100 (Canon) ou 200 ISO (Nikon). Lorsque l’on
souhaite augmenter la sensibilité ISO dans les réglages
du boitier pour compenser un manque de lumière, le signal de
base de 100 ou 200 ISO est amplifié par un circuit
électronique (10 fois pour obtenir 1000 ISO par exemple).
C’est pour cette raison qu’il y une apparition de bruit
électronique ou de grain lorsqu’on utilise des
sensibilités importantes (plus de 3200 ISO).
à 200 ISO (f/11 - 15"), une sensibilité basse, le
bruit est peu présent.
La qualité de l'image est
optimale.
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à 6400 ISO, une sensibilité très élevée,
le bruit est omniprésent.
La qualité de l'image
est médiocre (perte des détails).
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À
retenir : Le
choix de la sensibilité ISO est un compromis : ai-je
besoin de vitesse ? D’une petite ouverture pour obtenir
une zone de netteté importante ? En fonction du sujet à
photographier, on adapte chaque paramètre : l’idéal
étant d’utiliser la sensibilité ISO la plus
faible possible pour obtenir une meilleure qualité d’image.
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Sujet |
Vitesse |
Ouverture |
ISO |
Focale |
|
Sport
de jour |
1/500 minimum,
1/1000 si possible. |
f/4 pour bien
isoler l’athlète. f/5.6 avec un objectif peu
lumineux. |
100 ou 200 si
temps ensoleillé, 400 si votre objectif est peu lumineux
(f/5.6) ou si le temps est nuageux |
Longue focale
(200 à 400 mm) |
|
Sport
de nuit |
1/500 minimum,
1/1000 si possible. |
f/2.8 |
1600 à
6400 selon la salle ou le stade |
Longue focale
(200 à 400 mm) |
|
Portrait
de jour |
1/100 avec un
50 ou un 85mm, 1/200 avec un 135 ou un 200mm |
f/4 ou moins. |
100 ou 200 ISO |
50, 85, 135,
200mm |
|
Portait
de nuit |
1/100 avec un
50 ou un 85mm, 1/200 avec un 135 ou un 200mm |
f/2.8 ou moins |
1600 à
6400 selon la luminosité de la pièce |
50, 85, 135,
200mm |
|
Paysage
de jour (sans trépied) |
1/50 |
f/11 ou plus |
100 à
400 selon l’ensoleillement |
16 à
24mm |
|
Paysage
de nuit (trépied) |
2 à 30
secondes |
f/8 ou plus |
100 ou 200 |
16 à
24mm |
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Enfant
en mouvement dans un parc ou un jardin |
1/500 minimum.
À régler en fonction de l’ensoleillement pour
obtenir une ouverture de f/4 ou f/5.6. |
f/4 pour bien
isoler l’enfant. f/5.6 avec un objectif peu lumineux. |
100 ou 200 si
temps ensoleillé, 400 si votre objectif est peu lumineux
(f/5.6) ou si le temps est nuageux |
Longue focale
(70 à 400 mm) |
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Avec
un peu d’habitude et de Patience,vous ne vous poserez plus de questions sur
les réglages à adopter : le choix de tel ou tel
réglage sera une évidence !